EDITO

Madame, Monsieur,

Dimanche, vous m’avez placé en tête des vingt-deux candidats à la députation. Je voudrais avant tout vous en remercier et vous dire combien ce soutien m’oblige. Cela valide la démarche politique, au sens fort et vrai du terme, de rénovation et de reconstruction dans laquelle je me suis inscrit auprès du Président de la République, Emmanuel Macron.

Comme vous, je ne me satisfais plus des vieilles recettes et encore moins de la cuisine « politicienne» qui ont pris depuis trop longtemps en otage notre circonscription comme le pays tout entier. Je ne crois pas, non plus, qu’il faille se laisser aller à sa seule colère et porter du crédit aux marchands de rêves qui l’instrumentalisent. Il ne s’agit pas ici de renier quelque conviction que ce soit; elles sont honorables et justes, et je les partage lorsqu’elles vont dans le sens du progrès social, du dialogue, de la solidarité et de la tolérance. Cela s’appelle l’humanisme et cette valeur m’a guidé toute ma vie, dans mon action associative comme dans ma profession de kinésithérapeute.

Il s’agit seulement de penser – et à partir de lundi, élu député, de le prouver – que le temps est venu de faire concrètement toute la place à ces valeurs. Je crois que c’est l’esprit dans lequel j’ai exercé mes fonctions d’adjoint à la Ville de Bordeaux pour des dossiers, l’égalité, la citoyenneté, la lutte contre les discriminations et la radicalisation, trop graves pour supporter d’inutiles polémiques.

Avec ma suppléante talençaise Laetitia Pitot, je serai le député de tous les habitants du territoire : bordelais c’est vrai, mais aussi béglais, villenavais et talençais. Je serai votre porte-parole à l’Assemblée et personne ne sera oublié : les retraités comme les jeunes, les salariés comme les indépendants,  les familles comme les personnes isolées, les chômeurs comme les entrepreneurs. Je serai un député de proximité qui inscrira son action pour notre circonscription dans une volonté de « coproduction » citoyenne. Je ne me contenterai pas de vous entendre, je vais vous écouter.

Comme vous, ainsi que les résultats du premier tour semblent l’indiquer, je souhaite que l’on donne les moyens au Président de la République pour mener à bien sa politique de redressement du pays et de rénovation de ses pratiques politiques. Cela passe bien entendu par la nécessité de le doter d’une majorité parlementaire claire et qui soit aussi une force de proposition. C’est bien ainsi que j’entends exercer mon mandat de député, et d’abord dans la fidélité à mes engagements.